Retrouver confiance en soi et estime de soi, c’est parti !


Retrouver confiance en soi et estime de soi, c’est parti !, Éditions Jou-vence, Genève, Avril 2019

Vous avez très certainement entendu autour de vous des personnes dire qu’elles n’avaient pas confiance en elles, qu’elles manquaient de con-fiance en elles ou en-core qu’elles ne valaient rien ou pas grand-chose. Peut-être l’avez-vous ressenti vous-mêmes et en avez parlé à un proche. Généralement, cela se traduit par des phrases ou expressions-types du genre : « Je n’y arriverai jamais ! », « J’en suis complètement incapable » ou encore « Ça ne vaut même pas la peine d’essayer »… Ces états d’esprit, très communs à première vue tant ils semblent ancrés et donc banalisés chez beaucoup d’entre nous, traduisent en fait un véritable handicap et représentent un frein considérable à l’épanouissement de soi.

Personne n’échappe, à un moment ou un autre de son existence, à un problème de confiance en soi ainsi qu’à des fluctuations de l’estime de soi. Tout simplement parce ces deux notions sont très sensibles et sont directement impactées par nos émotions, nos choix, nos décisions. La baisse ou la perte de la confiance en soi et de l’estime de soi sont aussi le plus souvent la conséquence d’un évènement qui nous touche directe-ment : la perte d’un travail, un deuil, une séparation ou un divorce, une déception sentimentale… Mais avant d’aller plus loin, il nous apparaît utile de faire une petite mise au point car trop souvent, les notions de confiance en soi et d’estime de soi sont accolées, voire amalgamées. Or, même si elles sont liées, elles sont très différentes l’une de l’autre. À titre d’exemple, et contrairement à la confiance en soi, l’estime de soi est avant tout une évaluation ou une mesure. Ainsi, s’estimer soi-même, c’est évaluer particulièrement ses actions et voir si ces actions sont en cohérence avec ses propres valeurs. En fonction de cette évaluation, nous aurons une plus ou moins bonne estime de soi : « J’ai réalisé cet acte, en fonction ou en accord avec mes valeurs » (bonne estime de soi) ou, à l’opposé, « Ces actions ne sont pas en adéquation avec mes valeurs » (mauvaise estime de soi). Dans ce sens, l’estime de soi est donc émi-nemment subjective. Plus généralement, l’estime de soi repose sur trois piliers : la considération que l’on se porte, la perception de soi et la con-fiance en soi. Consécutivement, il y a donc bien un lien fondamental qui unit l’estime de soi à la confiance en soi. Il est cependant possible d’avoir confiance en soi et de ne pas avoir une bonne estime de soi et a contrario, nous pouvons avoir une bonne estime de soi et ne pas avoir confiance en soi. Pourquoi ? Parce que l’estime de soi s’éprouve dans le ressenti, tandis que la confiance en soi se jauge dans l’action.

Venons-en maintenant à la confiance en soi. Lorsque je dis « J’ai con-fiance en moi », cela signifie que je considère que j’ai les ressources né-cessaires pour affronter une situation donnée. La confiance en soi renvoie donc à la notion de capacité, « Je suis capable de … » ou à l’inverse, d’incapacité dans le cas de manque de con-fiance en soi (« Je ne suis pas capable de… »). En résumé, la notion de confiance en soi se jauge dans l’action et c’est en étant acteur de sa vie que l’on peut montrer sa ca-pacité (ou non) à agir.

En regard de ces premiers éléments, il apparait donc assez clairement que l’estime de soi et la confiance en soi, bien qu’elles soient liées, sont deux notions différentes. Pour autant, elles partagent des caractéris-tiques communes :

- Elles demandent de se connaître soi-même et de s’aimer soi-même. En effet, pour cultiver l’estime de soi, il est absolument nécessaire de savoir quelles sont les valeurs qui nous animent. De même, pour savoir ce dont on est capable, il est fondamental d’analyser nos expériences passées, de dé-terminer nos forces et nos faiblesses et de savoir où se situent nos propres limites. Considérant que les limites sont toujours fluctuantes se-lon les périodes et les environnements de notre vie et qu’en dernière ins-tance, les li-mites sont faites pour être repoussées.

- Elles se construisent dès l’enfance. Ce qui signifie que l’environnement familial joue un rôle crucial. Plus tard, l’environnement immédiat (fami-lial, social, professionnel…) aura une incidence et si cet environnement est stable et sécurisant, il sera possible de développer la confiance en soi et améliorer l’estime de soi.

- Elles s’entretiennent et se cultivent tout au long de la vie. Contraire-ment à de nombreuses idées reçues, la confiance en soi et l’estime de soi ne sont pas innées. Et même si elles sont en partie conditionnées par l’éducation reçue pendant l’enfance et par l’environnement dans lequel nous avons grandi, elles ne sont en aucun cas figées. Compte tenu du fait qu’elles sont basées sur des croyances (estime de soi) et des expériences (confiance en soi), elles peuvent évoluer jusqu’à la fin de notre vie. Mieux encore, il est possible de les travailler de manière ludique et créa-tive. C’est précisément ce que nous allons voir dans cet ouvrage.

Parmi les différentes thérapies qui permettent d’améliorer l’estime de soi et la con-fiance en soi, l’art-thérapie est l’une des plus adaptées. Grâce à l’art et au proces-sus de création artistique, cette thérapie du « faire » (contrairement à de nom-breuses thérapies qui se caractérisent par le « dire ») a ceci de singulier qu’elle permet de s’exprimer sans avoir recours à la parole. Par le jeu de la médiation ar-tistique (peinture, dessin, modelage, collage, musique, danse, théâtre, écriture…), vous pouvez vous exprimer en jouant et en créant. Or, créer c’est agir et (re)-devenir acteur selon vos désirs, vos goûts… et vos valeurs. Ne demandant aucun savoir-faire artistique, l’art-thérapie est adaptée à tout le monde - enfants, adoles-cents, adultes et personnes âgées voire très âgées - car tous les humains possèdent en eux un potentiel de création, que ce-lui-ci peut être éveillé à tout moment de leur vie et mieux encore, qu’il n’est jamais altéré et ce, jusqu’à notre dernier souffle.

Selon un cadre précis, cette discipline créative est particulièrement opé-rante pour travailler conjointement sur les problèmes de confiance en soi et d’estime de soi pour plusieurs raisons :
- La confiance en soi et l’estime de soi ne peuvent se cultiver et se déve-lopper qu’avec un sentiment de sécurité. Or un atelier d’art-thérapie est par définition « construit » et pensé de telle façon qu’il est chaleureux, contenant, ludique et qu’il re-crée un environnement propice à l’affirmation de soi sans aucun risque.
- L’acte de créer offre l’opportunité à toute personne de se connaître, parfois même de se découvrir, d’aller à la rencontre de ses émotions, af-fects, sentiments…
- Entrer dans un processus de création en atelier d’art-thérapie signifie s’engager dans un projet sur plusieurs séances avec la réalisation poten-tielle d’une œuvre aboutie qui mettra en lumière la subjectivité de cha-cun et lui permettra de se re-narcissiser redevenir « Je »).
- Grâce à l’acte de créer, la démarche art-thérapeutique est porteuse de sens et agit comme une inscription dans le temps et dans l’espace. S’inscrire dans un pro-jet créatif permet ainsi de retrouver des valeurs. Cela signifie être capable d’adhérer à une action avec une intention, un début, une durée, une fin.
- Exprimer son Moi profond à travers le processus de création, c’est croire d’une manière ou d’une autre en son potentiel et ses capacités, c’est affirmer ses besoins et c’est trouver sa place parmi les autres.
- Enfin, l’art-thérapie est une thérapie groupale (groupe restreint de 3 à 6 per-sonnes). Grâce aux vertus thérapeutiques du groupe et à la média-tion artistique qui joue un rôle de ciment, les participants re-créent des liens, renforcent leur subjec-tivité, trouvent leur place et re-nouent de facto avec les sentiments d’estime de soi et de confiance en soi.

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